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mercredi 9 juillet 2014

Anecdote (9 juillet)

Les impérieuses nécessités digestives imposent leurs choix, mais une bonne gestion mentale et physique permet des options plus ou moins judicieuses des lieux d'aisance.
Notre œil dorénavant parfaitement exercé pour trouver tout local public dans la rue, un parking, un centre commercial, un office de tourisme, un musée, une bibliothèque, sûr d'y trouver confort, propreté, chaleur et satisfaction.
Le local "sauvage" s'avérera plusieurs fois nécessaire et l'expérience nous conduit dans des lieux aisés où maintenir son équilibre peut être facilité par une racine idéalement placée, où le sol est meuble pour y dissimuler toute trace, où le vent est léger pour ne pas nuire à la crémation du papier inhérent à l'opération, où le voisinage est lointain.
Il y a toujours le risque de la rencontre inopinée avec un élément indésirable de la faune locale, le plus souvent genre ailé et avide de sang frais, qu'il faut savoir écarter d'un revers de la main sans compromettre la stabilité chèrement acquise.
Parfois une volée de coureuses à queue de cheval blondes dt survêtement rose peut jaillir, à moins que ce ne soit un skieur à roulettes, ou encore cette randonneuse norvégienne rencontrée dans une tourbière, qui semblait être un endroit idoine pour une rapide décomposition, demandant son chemin dans son dialecte nordique à une sorte de troll puisque la position obligée ne permet guère de dépasser la hauteur des arbustes. Qui fut le plus gêné des deux, elle découvrant une réalité triviale dans cet endroit éloigné de tout, ou moi perdant un peu plus de dignité ? Et qu'il est difficile alors que vos mains s'affairent à remettre un peu d'ordre,  de communiquer par gestes, ce langage si simple et si pratique entre locuteurs étrangers !

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