Les impérieuses nécessités digestives imposent leurs choix, mais une bonne gestion mentale et physique permet des options plus ou moins judicieuses des lieux d'aisance.
Notre œil dorénavant parfaitement exercé pour trouver tout local public dans la rue, un parking, un centre commercial, un office de tourisme, un musée, une bibliothèque, sûr d'y trouver confort, propreté, chaleur et satisfaction.
Le local "sauvage" s'avérera plusieurs fois nécessaire et l'expérience nous conduit dans des lieux aisés où maintenir son équilibre peut être facilité par une racine idéalement placée, où le sol est meuble pour y dissimuler toute trace, où le vent est léger pour ne pas nuire à la crémation du papier inhérent à l'opération, où le voisinage est lointain.
Il y a toujours le risque de la rencontre inopinée avec un élément indésirable de la faune locale, le plus souvent genre ailé et avide de sang frais, qu'il faut savoir écarter d'un revers de la main sans compromettre la stabilité chèrement acquise.
Parfois une volée de coureuses à queue de cheval blondes dt survêtement rose peut jaillir, à moins que ce ne soit un skieur à roulettes, ou encore cette randonneuse norvégienne rencontrée dans une tourbière, qui semblait être un endroit idoine pour une rapide décomposition, demandant son chemin dans son dialecte nordique à une sorte de troll puisque la position obligée ne permet guère de dépasser la hauteur des arbustes. Qui fut le plus gêné des deux, elle découvrant une réalité triviale dans cet endroit éloigné de tout, ou moi perdant un peu plus de dignité ? Et qu'il est difficile alors que vos mains s'affairent à remettre un peu d'ordre, de communiquer par gestes, ce langage si simple et si pratique entre locuteurs étrangers !
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mercredi 9 juillet 2014
Anecdote (9 juillet)
mardi 1 juillet 2014
Saint Samson
Nous nous promenons libres dans notre complet blanc acheté à Tromsø
Aux pieds nous avons des brodequins achetés en Laponie
Nous tenons à la main notre écharpe rapportée des Lofoten
Nos poches sont pleines de lichen blanc
De temps en temps nous flairons notre étui en bois de bouleau
Nous faisons sonner des ores dans nos poches et une couronne en or
Nous avons un gros foulard du Dalarnas et des allumettes suédoises que l'on ne trouve qu'à Stockholm
Nous sommes propres lavés frottés plus que le pont
Heureux comme des rois
Riches comme des milliardaires
Libres comme femme et homme
D'après Blaise Cendrars - Feuilles de route
L'aventure est donc terminée et nous sommes contents de vous l'avoir fait partager.
A très bientôt en vrai ; en attendant le jardin nous attend.
lundi 30 juin 2014
Hattem (lundi 30 juin)
Une promenade à pied dans les rues de Hattem, où de nombreuses maisons ont pris des couleurs orange, pour prendre son temps comme un sas de décompression avant le retour en France. Et nous avons su, après ces six semaines passées dans ces pays où le vélo est un mode de transport courant, éviter habilement ces lâchers de cyclistes à la fermeture des bureaux, devant les magasins à l'heure des courses, à la sortie des écoles. Il va falloir se réhabituer aux automobilistes qui font les mêmes choses ; au moins, une voiture ça s'entend, mais ça fait plus mal en cas de collision.
dimanche 29 juin 2014
Hattem (dimanche 29 juin)
Voilà, la boucle est presque bouclée. Il y a exactement six semaines, nous faisions escale ici, aux Pays Bas.
Ce matin, la brume nous environnait et a caché en grande partie ce long pont de l'Oresund, qui se termine en tunnel pour gagner Copenhague. Petit à petit, la brume s'est transformée en gros nuages gris qui se dėverseront abondamment et fréquemment tout le long de notre trajet. Un dernier ferry entre le Danemark et l'Allemagne, sans doute pour atteindre plus rapidement ces autoroutes allemandes aux vitesses illimitées et aux encombrements massifs. Heureusement, l'accueil chaleureux hollandais, d'autant plus qu'ils viennent de gagner leur match, enlèvera toute l'amertume de ce trajet.
La vie sait se montrer ironique, et lorsque nous voulions visiter à Stockholm le musée national pour voir des œuvres de Carl Larsson, dont nous avions visité la maison atelier, celui-ci était fermé pour travaux jusqu'en 2015, et les œuvres attendues étaient exposées à Paris jusqu'au 15 juin ! Destin cruel.
Malmö
Dernière nuit suédoise, et même dernière nuit scandinave car nous ne ferons que traverser le Danemark. En guise d'adieu, un clin d'œil avec cet Ikea, le plus grand et le premier, en rotonde où l'on déambule comme au Guggenheim à New York. Traversée de la Suède très pluvieuse, et arrivée à Malmö sous un chaud soleil : c'est le Sud !
Quelques généralités suédoises :
1. Ils ne roulent pas tous en Volvo, quoique ...
2. Ils ne se meublent, ni ne s'équipent tous chez Ikea, bien que ...
3. Ils ne s'habillent pas tous chez H et M, encore que ...
4. Ils n'écoutent pas sans arrêt Abba, mais en réfléchissant ...
5. Les Suédoises ne sont pas toutes blondes et sexy, ou bien tatouées et percées comme Lisbeth Salander, et ne succombent guère au sourire ravageur français, hélas ...
6. Les Suédois ne sont pas tous blonds et athlétiques, attendant enfin la Française élégante, dommage ...
Ensuite, pour être rebelle en Suède, dans la campagne, et par ordre croissant :
1. Ne pas pavoiser sa maison.
2. Ne pas avoir une maison en bois.
3. Ne pas peindre sa maison en rouge.
4. Et là, il n'y a pas pire, ne pas tondre sa pelouse !
vendredi 27 juin 2014
Stockholm (27 juin)
L'archipel de Stockholm est très grand et trois heures de bateau ne permettront d'en voir qu'une partie. Dix mille habitants résident en permanence dans ces îles, dont certaines seulement accessibles en bateau, ou à pied l'hiver. Est-il utile de préciser que c'est plutôt une population aisée ? Toujours est-il que les "belles" maisons s'enchaînent, de toute époque, dans des lieux grandioses, avec jardin arrivant à la mer et ponton privé.
Après le bateau, le vélo pour faire entre autre le tour de Djurgården, "l'île jardin" où il faut non seulement se méfier des autres cyclistes, mais aussi du tramway, des piétons indisciplinés et de maman oie et ses oisons qui utilisent la piste cyclable comme salle à manger.
Au sud de Stockholm se trouve le Skogskyrkogården, autrement dit le cimetière des bois, le bien nommé, classé par l'UNESCO, en raison des chapelles et autre funérarium construits dans un style moderniste. Il y a des morts sans doute heureux en Suède.
Ce fut aussi une journée People puisque notre bateau a viré devant les villas de Stenmark et de Borg, notre vélo nous a fait passer devant le musée ABBA, et enfin notre excursion au cimetière nous a conduit à la résidence de la plus célèbre des Suédoises, éternelles toutes les deux.
jeudi 26 juin 2014
Stockholm (26 juin)
Y aurait-il quelque morale dans la vie politique, même s'il s'agit de l'histoire suédoise du XVII° siècle ? À la gloire du roi qui voulait montrer la toute puissance de la Suède sur la Baltique, il fallait bien un bateau exceptionnel que l'on baptisa du nom de la dynastie royale, le Vasa, et il le fut, à la mesure de la mégalomanie guerrière de ce roi. Mais trop ventru, trop haut, mal équilibré, il sombra cinq minutes après sa mise à l'eau dans le chenal qui devait l'emmener devant le palais royal, accessoirement avec une bonne partie de l'équipage ! Dans les années 1960, il fut renfloué, remonté patiemment comme un puzzle géant, puis on a construit autour de lui un musée à sa démesure. Aujourd'hui, il a perdu son aspect monstre des mers et apparaît comme une véritable œuvre d'art navale, unique au monde, et se laisse voir paisiblement.
Dans des friches industrielles, il fut construit il y a une dizaine d'années un écoquartier, un des tout premiers. Pour visiter ce lieu, il fallait bien utiliser un mode de déplacement "doux", et c'est à bicyclette que nous nous y rendrons, l'occasion de constater primo que Stockholm, ce n'est pas plat, et deuxio, que les Stockolmois(e)s ont un sacré coup de pédale.
Un dernier effort pour grimper sur les hauteurs (il y a même une piste de ski !) afin d'avoir une vue globale sur la ville.
mercredi 25 juin 2014
Stockholm (25 juin)
Des épousailles d'un lac et de la mer est né une myriade d'îlots, et sur ces îlots une ville est née qui commémore tous les jours ces noces perpétuelles. Brassens chantait qu'il suffisait de passer le pont pour trouver l'aventure, ici un pont franchi vous fait changer d'époque, courant de la Renaissance au XXI° siècle, du baroque au contemporain, du classique au bauhaus. Les sous-bassements du parlement et du palais royal en blocs massifs montreraient-ils la solidité de la monarchie parlementaire suédoise ?
Les rois défilent en statue, et celui qui mène le cortège n'est autre que Jean Charles XIV, plus connu chez nous sous son nom de roturier, Bernadotte. Signalons tout de même que la famille régnante actuelle en descend en droite ligne.
L'eau est omniprésente, des bateaux de toute sorte, paquebots, vapeurs, voiliers plus ou moins gros, canots motorisés, dériveurs, kayaks, déambulent dans les chenaux de l'archipel, des pêcheurs trempent leur ligne à quelques mètres de baigneurs courageux.
Nisättra (10 km au Nord Est de Norrtälje)
Des générations d'étudiants ont dû souffrir ou éprouver du plaisir à travailler la classification des plantes mise au point par Carl von Linnė. Pour nous, il ne s'agira ni de vengeance, ni d'admiration devant le grand homme, mais seulement du bonheur ressenti à arpenter les allées du jardin botanique, dans Uppsala, qu'il avait conçu, selon l'ordonnancement correspondant à ses théories. Et de voir ces vieilles planches d'ébauches de dessin, puis ces mêmes ébauches terminées par un artiste vous donne l'illusion de participer à ce travail.
La cathédrale d'Uppsala abrite quelques tombes de rois importants, mais surtout renferme un statuaire en bois fort intéressant, d'une facture à la fois très fine et naïve. Derrière cette cathédrale, des pierres runiques comme pour rappeler que les Vikings ne sont jamais très loin.
Le danger pour les piétons à Uppsala, comme dans bien d'autres villes d'Europe du Nord, vient du nombre considérable de cyclistes, de tout sexe, de tout âge, de toute condition physique.
Pour notre dernier bivouac suédois (demain, ce sera Stockholm, et civilisation oblige, un camping), nous trouvons un résumé de notre Suède, vue sur un bras de mer à travers la forêt, où maintenant des chênes, des noisetiers ont rejoint les incontournables bouleaux, pins et sapins.
mardi 24 juin 2014
Uppsala
Autour de Falun, tout est rouge, faute au cuivre extrait ici durant près de huit siècles. Fouiller quelques secondes les scories nous laissera sur les chaussures et sur les doigts des traces rouges que seul un brossage énergique ôtera. On imagine ce que ça pouvait donner dans les poumons des mineurs. Si cette mine, qui fut la plus importante du monde au XVII°siècle, est désaffectée depuis 1992, la fabrique de peinture qui en utilise les scories pour en extraire les pigments nécessaires pour ce rouge jouxte encore de nos jours le site. Et depuis, la Suède est couverte de ces maisons rouges, et par extension la Norvège, qui était appariée à la Suède jusqu'en 1905.
Il faut être un Suédois passionné par l'histoire de son pays pour apprécier Gamla Uppsala, le vieil Uppsala, qui fut un centre viking important avant de devenir la capitale de la Suède christianisée. Ces tumulii qui renfermaient des bateaux sur lequel reposait un ou une noble viking mort (ce mode d'inhumation était réservé à des personnes émérites, les autres étaient incinérées), semblent être à nos yeux des bosses pour VTT. Après tout, l'hiver, on skie dessus !
Dans le musée attenant, quelques pièces exhumées de ces tumulii, prouvant encore une fois que ces Vikings étaient d'admirables orfèvres.
lundi 23 juin 2014
Sundborn (10 km au nord est de Falun)
La Dalécarlie est un peu triste sous la pluie. Le vert des prairies et des forêts, le rouge des maisons, les variations, du rose pâle au pourpre soutenu, des lupins qui bordent en quantité les routes, les costumes chatoyants mis pour fêter Midsommar, profitent de la moindre éclaircie pour faire chanter leurs couleurs.
Nous arrivons à Rättvik au moment où un curieux cortège s'apprête à gagner l'église en bateau. Il s'agit d'ailleurs d'un bateau-église (traduction littérale), monté sur le modèle viking, qui servait à emmener les paroissiens à l'église. Après le village église, voilà le bateau-église ; l'église suédoise savait faire avec ses ouailles, qui ne pouvaient prétexter leur éloignement.
De nombreux villages bordent le lac Siljan, avec ces maisons rouge falu (de Falun, ancien centre minier de cuivre dont on utilisait les scories pour donner cette teinte, peinture la moins chère à produire) dans des jardins coquets aux pelouses impeccablement tondues et aux curieuses clôtures, mais la pluie tenace ne nous permettra pas d'en profiter.
À Sundborn vécut Carl Larsson, un des plus célèbres peintres suédois, avec sa femme et ses nombreux enfants, à cheval sur le XIX°et XX°siècle. Visite très émouvante de cette maison, décorée par ses soins et ceux de sa femme, où les objets attendent qu'on les manipule, les chaises, fauteuils, canapé qu'on s'y assoit, les lits qu'on s'y vautre, la bibliothèque pour y perdre son temps, toutes les œuvres sur les murs, les portes, les plafonds pour être longuement, ou pas, vues, mais tout ça, on a beau être en Suède, pays de grande tolérance, ce n'est pas possible !
dimanche 22 juin 2014
Furudal (21 juin)
Un petit déplacement de 1' de latitude et autant de longitude car il faut bien entretenir le corps et le ... linge.
Décidément, ce pays réserve bien des surprises géologiques, et un événement peu banal s'est produit il y a 350 millions d'années, une météorite, la plus grosse en Europe, s'est écrasée creusant un cratère de 75 km de diamètre, aujourd'hui occupé par le lac Siljan. Il s'est développé autour bon nombre d'activités pastorales engendrant des traditions encore bien vivaces de nos jours. Le lever de l'arbre de mai en est une, et la création artisanale et en série des petits chevaux en bois du Dalarnas (Dalécarlie en français) perdure au point que ce cheval est devenu l'emblème du pays.
Un autre événement, historique celui-là, est commemoré chaque hiver par la plus grande course du monde de ski de fond, la Vasalopet (un peu plus de 60 km tout de même), et nous ne résistons pas au plaisir de voir cette ligne d'arrivée mythique.
D'autres traditions demeurent, comme ces maisons en bois peintes en rouge, ou laissées couleur brute, ou encore une, plus récente, de parader au volant d'une belle américaine des années 50.
samedi 21 juin 2014
Furudal - Midsommar
Au petit village voisin de Furudals Bruck, un étrange mât décoré gît à terre, des hommes s'échauffent avec ce qui leur semble le meilleur, la bière, des enfants, des jeunes filles et des femmes avec dans leurs cheveux une couronne de fleurs tressée, certaines vêtues de costumes colorés convergent vers le centre où repose ce mât. Un cortège, mené par le "gardien des traditions", formé de musiciens et de personnes costumées approche du lieu et se place à côté alors que l'équipe d'hommes s'avance, se saisit de grandes perches accouplées par une chaîne, et avec bien des efforts parfaitement coordonnés, accompagné par la musique entraînante de l'orchestre, sous des ahan vigoureux du public, hisse en plusieurs étapes le fameux mât, qui déploie alors toutes les couronnes et les guirlandes qui le cernent aux couleurs jaune et bleu nationales.
Après les applaudissements pour les remercier de cet effort physique, enfants, adolescents, jeunes et moins jeunes forment la ronde qu'animera l'orchestre.
Et cette même coutume, dresser l'arbre de mai, va se dérouler dans chaque village durant tout ce week end du solstice, le midsommar.
Bivouac idéalement placé en forêt près d'un point d'eau pour observer ours ou élans, nous aurons la bonne surprise de voir, à la tombée de la nuit (...), un animal réputé discret, un glouton, mais l'ingrat n'a pas voulu poser et nous n'aurons pas de photo de cette rencontre.
Furudal
Sundsvall, comme beaucoup de ports dont les maisons étaient en bois, a été ravagée par un incendie en 1888 venant d'un vapeur. Les autorités de l'époque décidèrent de tout reconstruire en pierre, et faisant preuve d'humour, prirent comme emblème pour la ville un dragon, et depuis plusieurs statues humoristiques de ces charmantes bêbètes ornent la rue principale de la cité.
Aujourd'hui, vendredi 20 juin, veille du solstice, le midsommar, est jour férié ici et l'on prépare activement les festivités, que ce soit dans les villes et les villages, ou dans les familles, avec un passage obligé la veille chez les marchands de jouets et de bonbons, mais aussi au Boleget System, le magasin d'état de vente d'alcool.
Nous quittons, momentanément, la côte pour faire route vers la Dalécarlie, le cœur de la Suède, mot à prendre dans les deux sens. Inévitablement, la route traverse des forêts qui se la jouent lapones, avec arbres moins élevés et moins touffus, tourbières et marécages, lacs et étangs, sable et rocaille, abritant une faune redoutée, mais espérée (voir le panneau) et aussi avicole en présence de ces deux grues nonchalantes.
vendredi 20 juin 2014
Åkerö (20 km à vol d'oiseau à l'est de Sundsvall)
L'histoire géologique de la Hoga Kusten, toujours actuelle, réserve bien des surprises. Tentons de l'expliquer, après une lecture attentive des informations en anglais. Il y a 9000 ans, quand les glaciers fondirent, les pierres qui avaient été comprimées par la glace, ainsi libérées, remontèrent et par la force des vagues, s'accumulèrent et en s'élevant formèrent des collines aussitôt colonisées par la forêt. Et l'histoire continue puisque l'élévation des sols est de 8 mm par an, ce qui est énorme à l'échelle géologique.
Ainsi notre sentier, dont une bonne partie sur des planches confortables, nous mène à un étrange canyon entre deux parois d'une cinquantaine de mètres de haut. Après "l'escalade" de l'une d'elles, nous déboucherons sur un vaste plateau granitique, d'un beau rose, et offrant une vue remarquable sur le site. Et pour confirmer cette évolution des sols, de minuscules îlots, qui ne devaient pas exister il y a un siècle, nus pour certains, d'autres recouverts de bébés arbres, s'exhibent sans complexe parmi leurs aînés.
Après, c'est une histoire de jeu de piste pour trouver son chemin parmi les dalles, la forêt, et surtout où est la descente!
Hoga Kusten se termine par le Golden gate bridge suédois, pont assez impressionnant, mais dont la vue est contrariée par un temps maussade.
jeudi 19 juin 2014
Köpmanholmen
Brutalement, la côte s'élève, devient rocheuse, le granite effleurant. À Örnsköldsvik, un étonnant immeuble aux couleurs vives et aux saillies transparentes, domine la ville, le tremplin de ski, dont l'aire d'arrivée est au-dessus de la voie ferrée et de la station service, et le port de commerce, maritime précisons-le.
Höga Kusten, la haute côte, commence ici avec son chapelet d'îles et d'îlots, ses hautes falaises et ses fjords (fjard en suédois). Mais la mer est toujours aussi capricieuse, et par la route, ne laisse montrer que d'infimes parties. Il faudra donc nos jambes pour en voir plus; heureusement, les Suédois sont des gens organisés, et le sentier balisé, avec foyer pour griller et réserve de bois, abris pour camper et toilettes. Il manque le sauna, la Finlande s'est éloignée.
Il nous faudra deux heures et demie à travers la forêt dense, qui abrite des fourmilières de belle taille, du muguet qui débute sa floraison(qu'offrent-ils au 1er mai?), des montées et des descentes assez raides, puis une longue montée sur de grandes dalles de granite d'un rose soutenu pour enfin toucher le graal, la mer dans son immensité à nos pieds et partout des îles, des pointes, des baies, toutes recouvertes de forêts du pied au sommet.
Autant pour revenir, et pour se venger, nous bivouaquons face à la mer, même si l'on n'en voit qu'un petit peu.